6 novembre 2017

Le projet

Bibliothèques Sans Frontières travaille à renforcer la capacité d’agir et l’autonomie des populations à travers l’accès à l’information, l’éducation et à la culture. Pour cela, elle projette la bibliothèque là où elle n’est pas pour la rendre accessible des populations les plus fragiles, par exemple dans les camps de réfugiés ou les quartiers populaires.

Mais donner accès n’est pas suffisant. La véritable fracture aujourd’hui se fait sur les usages, notre capacité de chercher et trouver la bonne information, les ressources documentaires dont on a besoin, la bonne formation, de naviguer sur internet, de trouver un job, de s’informer sur ses droits ou encore de protéger sa vie privée. La société de l’information dans laquelle nous vivons est une opportunité immense pour connecter les hommes les uns aux autres, mais elle est également source d’exclusion et d’inégalité pour ceux qui n’en maîtrisent pas les codes. A l’heure des fake news, à l’heure de la numérisation de services publics, les bibliothèques jouent un rôle fondamental parce qu’elles sont des lieux de médiation qui, à la réalité froide du numérique, opposent accompagnement humain, empathie et bienveillance.

L’alphabétisation numérique est désormais la porte d’entrée incontournable pour participer pleinement à la société. Il s’agit pour chacun de devenir acteur du numérique. C’est pour cela que nous avons créé en 2014 le programme Voyageurs du Code qui devient aujourd’hui « Les Voyageurs du Numérique ».