Le jeu-vidéo, le 10ème art :



Depuis longtemps, le jeu-vidéo revêt des formes assez différentes selon les désirs de leurs créateurs.  Que ce soit un jeu conçu pour se défouler comme un Doom, un dont l’intrigue est particulièrement complexe comme un Deus Ex, un jeu d’énigme à la The Myst, ou encore un simple jeu d’exploration à l’ambiance profonde, ce support est rapidement devenu un moyen d’expression pour les développeurs. C’est en particulier le cas pour un jeu assez spécial qu’on pourrait qualifier de jeu d’aventure / exploration, et qui se prénomme Abzu.

Ce jeu, développé par Giant Squid, prend place dans les fonds marins. Ici, pas d’ennemis à tuer, pas de boss à combattre et de loot (objets à ramasser), pas de niveau à prendre. Seulement une exploration, tantôt paisible, tantôt puissante des océans et leurs abysses, avec toutes les créatures que l’on peut y trouver. Graphiquement très joli, aussi coloré que reposant, sa jouabilité simpliste laisse le joueur se plonger autant qu’il le souhaite en immersion avec son personnage. Que ce soit un ballet avec des baleines au fond de la mer, nager dans le courant avec une trombe de poissons, se laisser surprendre par l’ombre d’un requin au-dessus de nous, le joueur reste malgré tout le plus souvent passif, se contentant d’observer, d’être spectateur de ces milieux étranges, autant luxuriants que parfois désolés.
Ce jeu, qui reste somme toute très court (environ 2 à 3h d’exploration) a su néanmoins conquérir le cœur des joueurs, non pas par son jouabilité ni par son histoire, mais par son ambiance, son aura, que les développeurs ont cherché à transmettre. Ainsi, le jeu n’est pas tant un divertissement vidéo-ludique qu’une plongée dans le monde qu’ils ont imaginé et qu’ils nous invitent à découvrir. C’est en ce sens qu’Abzu fait partie de cette catégorie de jeux-vidéo à part, qui ne cherche pas à séduire, à défouler, ou même à « faire jouer », mais bien à s’affirmer en tant qu’art moderne, l’art vidéo-ludique dans une forme interactive.

Et ce n’est pas le seul, ni le premier. De nombreux autres jeux ont touchés le cœur des joueurs, que ce soit par leurs musiques puissantes, leurs histoires poignantes, leurs qualités visuelles novatrices, ou leurs ambiances particulièrement immersives. Pour n’en citer que quelques-uns, nous pourrions nommer Ori and the Blind Forest, Journey, Limbo, Undertale ou encore Cuphead.

Ainsi, le jeu-vidéo est un milieu qui a connu un développement et une expansion très forte au cours des trois dernières décennies. De prouesse technique, il a petit à petit dérivé, s’est modifié, affiné. Si l’on devait simplifier (et un peu caricaturer !) les choses, l’on pourrait dire qu’aujourd’hui, il existe deux branches : d’un côté les jeux de « masse », comprenant les jeux les plus joués, souvent en multijoueur, crées dans le but d’attirer et de plaire au plus grand nombre (World of Warcraft, Fortnite, League of Legends).
De l’autre côté, on retrouve les jeux « d’expressions », conçus dans le but de transmettre quelque chose : une histoire, une ambiance, un savoir, en bref, la volonté du créateur.
Et bien qu’au départ balbutiante, parfois autant triomphante (à son échelle) qu’hésitante, cette branche a fini par s’affirmer, et aujourd’hui ces productions sont reconnues dans le monde comme références si l’on souhaite s’ouvrir l’esprit à de nouvelles créations.

C’est ainsi que le jeu-vidéo peut prendre fièrement sa place en tant que 10ème art. Il s’inscrit dans le monde numérique en tant que format vidéo-ludique des plus efficaces, autant par le message qu’il véhicule que par sa capacité à captiver son audience. C’est un média ludique et passionnant, et c’est ce que nous recherchons chez Voyageurs du Numérique : savoir captiver l’attention d’un public, et lui offrir des connaissances avec une pédagogie ludique et novatrice. C’est en ce sens que nous nous intéressons aujourd’hui à ce média, et à le mettre en pratique autour de nos activités. Des jeux comme Human Resource Machine peuvent nous permettre d’initier à la programmation, et ainsi avoir déjà un support construit et amusant qui peut permettre un contact à l’ordinateur et au numérique facile.
Si vous avez vous aussi des idées quant à des jeux qui s’intégreraient dans nos thématiques et que l’on pourrait utiliser à des fins d’animations ou de médiations, n’hésitez pas à nous faire des retours !

Alors en attendant notre intervention prochaine, à vos manettes, et que le meilleur gagne !

Laisser un commentaire